Pour réduire la panique au moment des examens, de bons systèmes de révisions doivent respecter trois contraintes cognitives majeures.
1. La maîtrise progressive du contenu;
2. Un sentiment de contrôle;
3. Une exposition répétée aux conditions d’évaluation.
Plus un étudiant sait quoi faire, quand le faire, et à quoi s’attendre, moins il devient anxieux. Se sachant préparé, l’étudiant a confiance en ses capacités et peut, par conséquent, arriver calme au moment des examens.
C’est particulièrement vrai pour les études exigeantes, comme en droit.
1) Structurer les connaissances avant de réviser
Souvent, la panique vient d’une impression que la matière est infinie et mal organisée.
La méthode
Créez une cartographie (ou mind map) du programme en 3 niveaux.
Niveau 1: les thèmes.
Ex: responsabilité civile, contrats spéciaux… (en droit)
Ou bonheur, vérité, conscience… (en philisophie)
Niveau 2: les sous-thèmes.
Ex: conditions, effets, exceptions.
Niveau 3: les connaissances précises.
Par exemple: règles, définitions, exemples…
Résultat
Vous ne révisez plus simplement « un cours », mais des unités précises de connaissances. Vous savez les connaissances précises de chaque thème que vous préparez pour vos examens.
D’ailleurs, le cerveau tolère beaucoup mieux trente notions ciblées que soixante pages de cours.
2) Utiliser la répétition espacée
La mémoire fonctionne mieux avec des réactivations espacées des thèmes préparés.
Les révisisons se font en 5 étapes.
1. Jour d’apprentissage;
2. +1 jour
3. +3 jours
4. +7 jours
5. +21 jours
Cette méthode permet de consolider sa mémoire et de diminuer le stress à long terme. De plus, elle ensure des révisions courtes mais régulières.
3) Faire des systèmes de révisions classique des tests
La pire stratégie des systèmes de révisions reste la lecture passive.
En revanche, la meilleure, c’est toujours de se tester.
Voici quelques méthodes efficaces.
Les flashcards
Définition vs notion;
Règle vs exception;
Arrêt vs principe (pour les juristes);
Vocabulaire
…
Les questions ouvertes
Par exemple, en droit:
« Quelles sont les conditions de la responsabilité civile? ».
Et à ce type de questions, vous devez être capable de répondre avec fluidité. Selon votre type de mémoire (visuelle, auditive, kinesthésique), vous pouvez répondre à voix haute, par écrit ou en manipulant un stylo par exemple.
Les micro-dissertations
En 5 minutes, vous devez répondre à une question type d’examens.
La meilleure méthode, c’est de structurer sa réponse en paragraphes. Avec cette habitude, même en 5 minutes (plus si vous avez de quoi dire, mais pas plus de 15 minutes grand max sinon l’exercice perd de son intérêt) vous pourrez prendre de bonnes habitudes.
4) Introduire des simulations d’examens
Souvent, la panique vient aussi d’un manque de familiarité vis-à-vis de l’épreuve. Certains étudiants réalisent devant leur copie d’examen qu’ils n’ont pas assez compris la méthode, par exemple.
Une bonne structure pour se préparer aux examens, c’est de faire un test (vu plus haut) chaque semaine.
Toutes les deux semaines environ, vous préparez des sujets détaillés.
Et dans les 4-6 semaines qui précèdent les examens, vous préparez des devoirs complets (introduction, développement, conclusion).
Les objectifs ici, ce sont de s’habituer au temps limité, de s’habituer à la pression et au stress et de repérer ses lacunes à temps pour pouvoir s’améliorer.
5) Créer une routine stable
Le stress diminue quand les actions deviennent automatiques.
L’idée est donc de se préparer aux examens et à la méthodologie.
Chaque semaine est structurée selon l’apprentissage théorique et la préparation de la méthode des épreuves finales.
L’important, c’est que cette routine permette d’adopter les bons gestes. En effet, la régularité permet d’asseoir un sentiment de contrôle. On se sait préparé, car on a tout fait pour l’être.
Des systèmes de révisions pour éviter la panique aux examens
En réalité, un étudiant n’a pas besoin de tout maîtriser pour réussir. L’objectif réaliste, c’est une règle des « 70% »:
1. 70% parfaitement maîtrisé;
2. 20% correct;
3. 10% approximatif.
Cette règle permet d’éviter le perfectionnisme paralysant qu’on peut parfois avoir.
A l’examen, le stress peut surgir même avec de bonnes révisions. Il suffit d’appliquer une procédure simple, une méthode d’exercice pour que le cerveau retrouve le contrôle.
1. Lire toutes les questions;
2. Commencer par la plus facile;
3. Ecrire un plan avant de rédiger;
4. Avancer même si la réponse n’est pas parfaite.